
On dit souvent que l’Inde est un grand pays et que les trajets sont souvent interminables, nous pouvons vraiment le confirmer. C’est avec nostalgie que nous quittons la plage de Palolem destination les plages du nord de Goa : à nous les soirées technos réputées dans le monde entier !
Près de 4h 30 de transport en sept bus pour rejoindre la plage d’Anjuna dans le nord de l’Etat de Goa, située à seulement 50 ou 60 Km.
L’arrivée sur la plage nous laisse présager l’ambiance sur place. Des dizaines de magasins vendent des vêtements et autres objets avec comme thème principal disons…des choses pas très légales en France (idéal pour les fans du pétard, on trouve de tout ici). C’est avec déception que nous découvrons Anjuna Beach. La plage n’est pas très belle, il y a plein de rochers un peu partout mais le pire : aucune ambiance, pas de musique, et seulement une dizaine de personnes luttant contre le vent. Après avoir trouvé un hôtel à la fois miteux et cher, nous commençons un petit état des lieux à la recherche de musique et d’un petit resto. Au bout de deux heures, nous sommes vraiment déçus et décidons de lever le camp.
De retour à l’hôtel, nous reprenons nos gros sacs à dos pas encore défais destination une plage voisine nommé Vagator. Evidemment, le patron de l’hôtel n’a pas voulu nous laisser partir comme ça, il voulait que l’on lui paye une journée. Nous étions prêts à payer pour les deux heures mais pas plus. Il l’a mal pris et a commencé à nous menacer et nous injurier avec le seul gros mot qu’il devait connaître en anglais ( « mother fucker » ). Bref ça nous a rappelé notre fameux départ de Madurai, mais en plus trash tout de même ! Résultat, cet hôtel nous a permis d’avoir une consigne gratuite.
Arrivés sur notre nouvelle plage, aussi réputée que la précédente, nous trouvons non loin de la mer, une petite chambre « very cheap » (Rs 60/pers). L’ambiance a l’air quelque peu meilleure mais pas de quoi crier sur les toits non plus ! Nous commençons à visiter les lieux, et découvrons de l’autre côté d’une colline ce pour quoi nous étions là : la musique. En haut se trouve un bar nommé « le nine bar ». C’est un lieu en plein air qui surplombe Vagator Beach avec de la musique techno à tue-tête et une énorme piste de danse au milieu. Ce qui est bien, c’est qu’ici, on peut entrer pieds-nus partout, et même torse-nu,…mais c’est surtout le pied pour tout ceux qui rêvent d’une légalisation de la drogue en France. Vous pouvez trouver et tester de tout ici, c’est limite si le policier ne vous allume pas votre calumet ! Au bout de quelques heures, la piste est bondée, ça bouge dans tous les sens, il y a des lumières un peu douteuses sous les tables qui brillent et le tout sous une nuit toujours aussi étoilée.
Vers 10h, à notre grande surprise, la musique s’arrête. La coutume est de continuer la fête vers un autre endroit nommé « le Prim Rose ». On pensait arriver en pleine forêt ou sur la plage, mais nous sommes seulement tombés sur un autre bar et moins d’ambiance.
Demain est un autre jour, nous ne savons pas si nous restons au même endroit mais en tous cas, c’est avec une grande nostalgie que nous allons dire au revoir à André qui doit rentrer sur Chennai puis direction le froid de la France.
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