
Et nous revoici dans un bus! Euh, j’ai l’impression que tous nos textes commencent de la même manière ! Oui c’est vrai que ces derniers temps nous enchaînons bien. Cette fois-ci, nous partons pour la troisième ville du pays : Cuenca. Une petite escale d’une heure à Loja puis nous reprenons notre route pour arriver quatre heures plus tard. Première chose : trouver un hôtel. Pour une fois, nous suivons le Lonely Planet, mais depuis son édition, les prix ont vraiment explosé contrairement au reste de l’Amérique du Sud. Six dollars par personne, bien trop cher ! Nos comptes sont déjà dans le rouge depuis une bonne semaine! Contrairement à la logique, nous trouverons des prix acceptables en plein centre ville. Un rapide tour des lieux et nous voici en train scotcher avec Kerstin, une ravissante allemande parlant français couramment. Nous discuterons une petite demie heure avec elle avant de nous déplacer vers un petit restaurant le temps d’un petit ravitaillement local : pollo + papa fritas + vaso de cola. De retour à l’hôtel, nous passerons une soirée assez tranquille, Julien continuant désespérément ses cours de langue avec Kerstin (des cours d’allemand j’entends bien !). Le lendemain, une journée pas trop fatiguante. Pas de bus en vue, mais juste une visite de la ville. Cuenca est réputée pour être la plus belle d’Equateur. Rues pavées par-ci, petit balcon par-la, des magasins ultra chics à tous bouts de champs, des voitures derniers cris, de superbes églises à chaque coin de rue...sommes-nous vraiment en Equateur ? Ou dans un pays européen ? Peux t-on vraiment dire que nous sommes dans un pays pauvre ? Difficile de répondre, en tout cas nous reviendrons à l’hôtel enchanté par la beauté de cette ville et notamment de sa superbe basilique. Nous passerons le reste de la journée à écrire des textes complètement débiles sur le Pérou pour le site Internet. Le lendemain, le bus nous manque déjà, si si ! Nan, c’est pas totalement vrai, en fait Cuenca est magnifique mais en s'y embête vite. Nous partons en début d’après-midi pour une petite ville nommé Alaussi. Opération recherche de deux lits. Nous allons directement dans la rue principale où se situe un hôtel recommandé par notre guide, le "Panamerica". Nous sonnons bien trois fois avant que la porte ne s’ouvre. Pas très motivé à bosser celui là apparemment, il pourrait obtenir une promotion à Nouméa ! Enfin, seconde opération, obtenir un prix correct. Huit dollars pour deux nous dit-il d’un air "passe-moi tes dollars que je t’en débarrasse". Je lui réponds quatre dollars. Il nous balance un "nan" rappelant "les bronzés font du ski". Bon j’y suis allez un peu fort peut être. "Six dollars" lui dis-je. Il me répond pareil en repartant devant son télé-foot quotidien. Je lui dis "sept" mais ne change pas d’opinion et nous regarde d’un air "mais d’ou vous permettez de juger mes prix". Bref, ça stress la télé, à moins qu’il n’attende le retour de sa femme depuis deux ans ! Faut lui pardonner ! Remarque, son hôtel a l’air vide, c’est pas sans raison. Nous redescendons dans la rue à la recherche d’une autre chambre. Nous trouvons un petit hôtel non loin au même prix mais d’une qualité d’accueil et de propreté irréprochable. On signe ! Le lendemain, après un rapide tour de ville, nous reprenons nos affaires direction la gare ferroviaire. Ici, l’attraction est de prendre le train. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est un des seuls moyens de visiter "El Nariz del Diablo". Ce lieu est en fait une montagne ressemblant à un nez. Vers 11h00, voici notre taxi qui arrive. C’est un vieux train avec une locomotive de chaque coté, un wagon voyageur, trois ou quatre wagons de marchandise. Bon il faut dire, que nous avions pas vu énormément de touristes en Equateur jusqu’ici...mais pour en voir il suffit juste de lever la tête sur le toit. Ca grouille ! Après avoir laisser nos sacs dans le restaurant de la gare, nous nous empressons de grimper, et de trouver une place. A ça y est, j’en vois une, pardon monsieur...hummm c’est madame, sympathique...le pied pardon, oui, il faut presque une matchette pour y accéder tellement il y a de monde. N’essayez pas de trouvez un équatorien, ils sont tous en bas, bien au confort dans le wagon voyageur. Le train démarre, nous voilà zigzagant à travers des montagnes. Nous longeons souvent des falaises, et pour monter ou descendre, le train ne peut pas faire de demi-tour. Le réseau ferroviaire a été conçu de telle façon a que le train aille à un point, puis reparte en sens inverse avec un aiguillage, le menant sur une ligne montante ou descendante. On peut noter aussi qu’il n’y pas d’électronique. Pour freiner, il y a un chemineau à chaque wagon. Pour l’aiguillage, c’est une personne qui saute du train en marche pour l’actionner. Nous arrivons enfin au lieu dit : "la narine du diable". Ce n’est pas franchement extraordinaire mais joli tout de même. Après une petite séance photo, nous voici de retour à Alaussi en sens inverse...pas grand danger de rencontrer un autre train ici. De retour sur la terre ferme, je vous le donne en mille, nous prenons un bus ! Cette fois, le trajet ne va durer que trois heures. Riobamba, est l'étape suivante. Nous nous installons dans un hôtel, cheap, juste en face de la gare de train. Encore une soirée assez tranquille en perspective, comme la plupart depuis que l’on est dans ce pays ! Nous la passerons juste en face, dans une espèce de camionnette aménagée en restaurant. Ici, c’est toujours le même plat : poulet+riz+soupe+cola. Une petite dizaine de camionnettes s’offrent à nous. Laquelle choisir ? Tout simplement en fonction du film diffusé. Ici, ils se battent pour proposer les derniers films sortis sur "Kazaa.com" ou en Dvd copiés. Assez amusant. Le lendemain, je pars seul faire un tour en ville. Elle est assez jolie avec pas mal de places historiques. Je me retrouve rapidement dans un énorme marché. Ici, tout est vendu, vêtements, électronique, outillages,…si vous avez besoin de rien, ils vous le trouve ! En continuant ma promenade, j’arrive au coin nourriture, mon préféré. Ici, ils abattent des animaux à la hache, et vend les parties trois mètres plus loin. Juste à coté, il y a la peau encore ruisselante de sang qui est exposée…j’ai comme qui dirai mon appétit qui décroit soudainement. Nan, c’est pas vrai, et c’est même assez rare, je décide donc de m’asseoir à une table et de goûter les petits déjeunés locaux de cette ville. Au menu, soupe de…choses bizarres avec de la viande. Cela ressemblerait à ce que l’on mange à midi, et le soir. Je reste là à parler avec un équatorien qui n’arrête pas de me prévenir sur l’insécurité en Equateur. Bon, je n’ai jamais rien eu depuis huit mois, c’est pas à dix jours de revenir en France qu’il va m’arriver quelque chose ! De toute façon, je me balade toujours avec les mains dans mes poches, et mes papiers sont toujours à ma taille bien au chaud dans mon pantalon !… Aurais-je parlé trop vite. Aussitôt sortit de ce marché, voici mes trois batteries d’appareil photo qui tombent à mes pieds. J’ai un pantalon multi-poches et celle de droite à été coupée au cutter! J’ai rien perdu heureusement, mais mince, je venais d’acheter ce pantalon de toile il y a trois semaines. Je retrouve Julien dix minutes plus tard au cybercafé. En milieu d’après midi, nous quittons cette ville direction Baños. Et une heure et demie de bus en plus au compteur. A l’arrivé à la gare routière, deux personnes nous proposent des chambres. Un jeune avec une photo de la chambre pour trois dollars par personne, et une fille avec un regard perçant pour quatre dollars (je parle de la chambre...la fille devait être plus chère...). Vous auriez choisi laquelle vous ? bon, j’avoue, c’est forcement très économique notre raisonnement la ! Néanmoins, nous nous retrouvons dans un superbe endroit avec télé, salle de bain privée et à deux, avec Julien bien sûr ! ah oui, il y a deux lits !...n’allez pas croire qu’après huit de voyage… NAN NAN NAN...(Julien confirme : NAN NAN NAN !) Banos est situé en aval du volcan "Tungurahua". Ce dernier est souvent en éruption. Le soir, il y a même des excursions proposées pour aller assister a ce spectacle. Cette ville a tout de même été évacuée plusieurs fois pour raisons de sécurité. Il y a aussi pas mal de cascades à voir mais ce qui nous intéresse, nous, c’est bien sûr le "Cotapaxi" qui est le plus haut volcan en activité du monde, culminant a près de 6000 mètres d'altitude (5933 exactement...). Le lendemain, nous passerons une bonne partie de journée à chercher les meilleurs tarifs. Le moins cher semble être cent-vingt dollars. Un peut cher tout même ! Nous passerons la journée suivante à visiter la ville, (assez rapide vous me direz, vu sa superficie) et à se demander si c’est sérieux de faire cette excursion ou pas ! L'Equateur ne nous a pas énormément marqué, il faudrait quelque chose d’exceptionnel. C’est pourquoi nous décidons de partir signer pour une ascension le lendemain matin. Nous sommes à 100% partant maintenant, plus rien ne peut nous faire changer d’avis. Sauf peut être avoir le logo Visa sur notre carte bleue ! L’Equateur est réputé pour être pro-américain, résultat, c’est mieux d’avoir une Mastercard ! Le problème est que les trois banques de la ville refusent notre carte. Est ce un signe ? une avalanche devait-elle nous tomber dessus demain ? Une pluie torrentielle ?… Sûrement que oui ! Nous décidons de revenir à la raison et d’oublier cette ascension. Demain, nous partons pour Quito, la capital du pays, qui devrait être assez jolie d’autant plus que cette ville est classée par l’UNESCO... |