
Dix huit heures de bus pour arriver à Puerto Iguazu, un trajet pas trop mal sachant que l’on a eu le meilleur bus depuis le début de ce voyage.
Nous débarquons vers neuf heures du matin à la recherche d’un hôtel. Il y en a un pas trop mal, proche de la gare routière et qui semble assez sympathique. Une fois installés, nous partons à la visite de la ville…pas extraordinaire, il n'y a que deux rues principales. On se renseigne sur les visites des fameuses chutes d’eau. Il faut environ deux heures pour les visiter du côté brésilien mais une journée du côté argentin. Nous décidons donc de partir au Brésil. Il n’y a pas de bus allant directement au parc national, on est obligé de passer par Foz do Iguazu, la première ville après la frontière. Et c’est parti, un tampon de sortie de territoire, puis…oh nan mince le bus ne s’arrête pas : c'est pas prévu pour celui du Brésil !!
Une bonne heure plus tard nous voici à l’entrée du parc. Une fois les billets achetés, nous embarquons dans un bus avec le toit ouvert. Le temps d’arriver à destination, un guide touristique nous explique plein de choses sûrement intéressantes, mais en portugais ! Déjà l’espagnol, c’est pas gagné, mais alors le portugais ! Bref, comme d’habitude, on hoche la tête pour faire croire que l’on comprend tout et on fait ‘ohhh’ en même temps que tout le monde !
Le grondement des chutes se fait déjà entendre. On était habitués aux petites chutes en Nouvelle-Zélande, et à l’impressionnante chute de Wallaman en Australie : c'était vraiment de la rigolade, car nous voici devant un panorama époustouflant. Il y a environ une cinquantaine de chutes d’eau qui s’étalent sur plusieurs kilomètres de large. Les chutes d’Iguazu sont situées à la frontière entre le Brésil et l’Argentine. Un fleuve sépare les deux pays (et également un troisième, le Paraguay, mais ce dernier ne possède aucun point de vue sur les chutes). Nous sommes de l’autre côté de la rive et le bruit est impressionnant. Il y a un petit chemin qui même à différents points de vues. Sur le chemin, nous sommes accompagnés par une multitude de papillons et des sortes de "ratons laveurs" (pas exactement ça...). Tous les dix mètres, on s’arrête pour la pause photo tellement c’est beau et impressionnant. Au bout du chemin, on a une vue sur la plus grande des chutes. Un vrai torrent. En bas, nous sommes à peut-être deux kilomètres de la chute. Il y a un nuage d’humidité qui entoure tout, assez dur de faire des photos sans avoir l’objectif mouillé. On se regarde avec Julien, c’est sûr, les chutes d’Iguazu entrent dans le top-dix des plus belles choses que nous ayons vues depuis le début de ce voyage !
Trois heures dans ce parc, environ soixante dix photos dans la boîte, on repart vers L’Argentine, en faisant tout de même une halte-postale brésilienne (pas de filles en bikini à Iguazu ! faut aller à Rio pour çà...hum...25 heures de bus).
De retour à la guesthouse, nous rencontrons un groupe d’anglais…et d’anglaises, très sympathique, mais assez jeune (y a toujours un truc qui ne va pas !) Nous passerons le repas avec deux français, Mathieu et Isabelle, qui s’engueuleront pendant bien la moitié du repas sur des histoires perso. Oui, ils se sont séparés mais voyagent ensemble…au Brésil, pas le pays le plus monotone dans ce domaine. Une soirée assez marrante. On a ensuite rejoint le groupe d’anglaises sur la place principale où il y avait un festival. Cela s’est fini par une séquence tatouage au henné. Une fille a même fait faire décalquer celui de Julien pour avoir le même sur l’omoplate.
Le lendemain, après une nuit bien agitée à cause de quelques argentins qui foutaient le bordel dans la chambre, on part pour le parc national coté argentin. On obtient un plan, c’est immense ici ! Il faut savoir que la quasi-totalité des chutes sont du côté argentin, sauf une, la plus impressionnante qui est partagée entre les deux pays. Du coté brésilien, on a donc une vue grandiose et générale, idéale pour les panoramiques, en revanche coté argentin, on est vraiment proche des chutes, on est constamment la tête en haut..à se dire "C’est géant !". On commence notre parcours par l’île Saint- Martin, située très proche d’une énorme cascade et que l’on ne voyait pas du Brésil. Grandiose de chez grandiose ! On a tout du cliché : l’énorme cascade, le nuage d’humidité, le fleuve en bas, et un superbe arc-en-ciel ! On redescend de l’île déjà fatigués par les montées et descentes sous 30 degrés ambiants et 95% d’humidité pour se poser sur la plage. La classe, se faire bronzer à Iguazu ! On reprend ensuite le chemin des hauteurs pour observer d’autres chutes, toutes aussi impressionnantes les unes que les autres. En fin de journée, bien épuisés, on prend un train pour aller voir la plus belle des chutes. Arrivés à destination, on doit parcourir encore un bon kilomètre à pied sur un petit pont. Pendant ce parcours, on est de nouveau accompagnés par un nombre impressionnant de papillons qui vous accueillent. J’en ai eu à un moment douze sur les mains. Au bout du chemin, on s’en fiche du nombre de papillons, on reste le regard figé sur les chutes d’eau. Enorme, énorme. Nous sommes en fait au dessus de la plus grande. Il y a un nuage d’humidité dans la crevasse, tout autour de nous, d’autres gigantesques cascades. L’appareil photo n’arrive plus à suivre ! On se regarde avec Julien, Iguazu, numéro un du Voyage ! On se rend vraiment compte que l’on n'est pas grand chose face à cette force de la nature. On a fini donc la visite par un super bouquet final.
Le soir, on repasse la soirée avec Mathieu et Isabelle dans un restaurant proche du festival, avant de finir devant des danses locales.
Demain, nous allons quitter l’Argentine, direction la Bolivie. Nous allons au plus court, et devons donc faire une étape à Asuncion, au Paraguay !
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